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Société d'histoire et d'archéologie du canton de Neuchâtel

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Revue historique neuchâteloise

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© 2020 - Société d'histoire et d'archéologie du canton de Neuchâtel & Revue historique neuchâteloise

PUBLICATIONS

La SHAN soutien la publication de travaux sur l'histoire de la région de Neuchâtel. Nous travaillons, pour cela, en collaboration régulière avec les éditions Alphil et nous proposons ces ouvrages à nos membre à des prix avantageux. 

Nous recensons également des ouvrages sur l'histoire, susceptibles d'intéresser nos membres

Publication en collaboration avec la SHAN

Un Suisse au service de la SS

Marco Wyss

Franz Riedweg (1907-2005)

Ce livre nous emmène sur les traces du Stabsführer SS Franz Riedweg, le Suisse le plus influent du Troisième Reich, et nous fait vivre son avènement, ses succès et finalement sa déchéance avant même la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Le Lucernois, antibolchévique convaincu, milite dès sa jeunesse au sein du mouvement frontiste en Suisse, puis se retrouve aux côtés de l'ancien conseiller fédédéral Jean-Marie Musy dans la lutte contre le communisme. Dès 1938, il émigre en Allemagne et entre rapidement dans la SS, gravit les échelons grâce à son fanatisme anticommuniste et est nommé responsable du recrutement pour la Waffen-SS et la SS germanique à travers toute l'Europe. Il devient même un proche de Himmler, avant de différer des idées officielles du parti national-socialiste par sa vision d'une Europe condéférale. Lâché par ses supérieurs, il se retrouve sur le front de l'Est, puis est fait prisonnier par les Alliés qui le condamnent à une peine symbolique. Il ne reniera cependant jamais ses idéaux nationaux-socialistes et refait sa vie discrètement dans l'Allemagne de l'après-guerre comme médecin, tout en continuant de soutenir des mouvements nationalistes et pangermaniques jusqu'à sa mort en 2005. Ce destin peu commun est mal connu du public suisse. Marco Wyss nous donne ici un éclairage intéressant, bien que dérangeant, sur la vie d'un Suisse aux idées extrémistes qui traversa tout le 20ème siècle.

Un prince neuchâtelois prisonnier du dauphin

Anne-Laure Souissi-Sans

Convoyer une rançon dans la France de la guerre de Cent Ans

Le 10 septembre 1419, sur le pont de Montereau, au confluent de la Seine et de l'Yonne, Jean sans Peur, duc de Bourgogne, est assassiné par de proches conseillers du dauphin Charles. Étant donné l'importance politique de la victime et de ses meurtriers, les conséquences de cet acte pèseront sur l'histoire dynastique et politique de la France. Mais, ce jour-là, d'autres hommes sont victimes des gens du dauphin. Ainsi, le jeune Jean de Fribourg, fils du comte de Neuchâtel, qui faisait partie de la suite de Jean sans Peur comme écuyer, est épargné, mais emmené en captivité. Afin de le sauver, il faut négocier une rançon. Le comte de Neuchâtel envoie des représentants qui traversent la Franche-Comté, la Bourgogne, la Champagne et l'Ile-de-France pour finalement arriver à Paris où la rançon sera versée.
À leur retour, ils doivent rendre des comptes à leur seigneur ; c'est pourquoi l'un d'entre eux a pris des notes tout au long de leur voyage et, une fois rentré, rédige un livre de compte. Grâce à cette source, qu'elle a éditée et traduite, Anne-Laure Souissi-Sans a su évoquer les acteurs de ce périple et leur vie quotidienne à travers les diverses facettes de la vie sociale, politique et économique, pour faire revivre sous les yeux du lecteur les aléas de ce voyage.

Le moyen âge mythique des neuchâtelois

Arnaud Besson

Réécrire l’histoire pour devenir suisse: sur les traces d’un faussaire du XVIIIe siècle

Les Neuchâtelois sont-ils suisses depuis toujours ? Oui, répond la Chronique des Chanoines, témoignage de l'histoire médiévale de Neuchâtel. Un texte devenu si populaire sous la jeune République neuchâteloise issue de 1848, à la recherche de mythes fondateurs pour affirmer son identité helvétique, que lorsque l'historien Arthur Piaget remet son authenticité en cause en 1895, cela lance un véritable scandale. Mais pourquoi cette mystification ?
Ce livre est une plongée dans les papiers personnels du redoutable faussaire à l'origine de ces textes : Abram de Pury (1724-1807), proche ami de Rousseau, conseiller d'État tumultueux et disgracié suite à un conflit au sujet de la fiscalité du Pays de Neuchâtel.
À la recherche de ses méthodes de travail, l'auteur entraîne le lecteur à la découverte des impressionnantes recherches du faussaire, sa mise en place minutieuse d'un réseau de textes apocryphes se soutenant les uns les autres, brouillant les pistes par de subtils artifices de mystification littéraire. C'est aussi l'occasion de comprendre les motivations du personnage et de relier cette vaste entreprise à un contexte et à une orientation politique bien précise : l'inclusion de Neuchâtel dans le renouvellement d'alliance franco-suisse en 1777. En effet, il s'agit pour Abram de Pury de défendre le caractère suisse de Neuchâtel et de tenter de rapprocher la Principauté du Corps helvétique par la mise en scène d'une histoire où les Neuchâtelois ont participé aux grands événements de la Suisse. On s'aperçoit également de l'existence d'un parti politique pro-helvétique au sein de l'élite neuchâteloise de la fin du XVIIIe siècle, oeuvrant en marge des instructions reçues du Roi de Prusse.
On ne savait plus que croire. Ce livre permet de faire la part du vrai et du faux dans l'ancienne histoire neuchâteloise.

Louis Turban (1874-1951), horloger de La Chaux-de-Fonds, et son monde

Joël Jornod

Fragments de vies minuscules

Louis Turban fut un homme sans histoires. Grâce à ses Souvenirs, journal tenu de 1911 jusqu'à sa mort en 1951, son histoire est parvenue jusqu'à nous. Histoire banale, en regard des trajectoires des puissants, des héros et des marginaux. Mais rien n'indique que, pour lui, elle fut terne, monotone : occupé par ses tâches journalières, distrait par les plaisirs de l'existence, bouleversé par quelques événements heureux ou tragiques, il a vécu, intensément

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Suggestions de lecture..

Dire le vrai

Fabrice Flückiger

Une histoire de la dispute religieuse au début du XVIe siècle. Ancienne Confédération helvétique, 1523-1536

Au début du XVIe siècle, l’irruption de la Réforme dans l’Ancienne Confédération helvétique plonge dans le trouble les contemporains qui s’en remettaient jusque-là aux enseignements de l’Église romaine pour assurer le salut de leur âme. Comment déterminer, face à la remise en question des certitudes, qui détient la Vérité ? Et que faire pour ne pas risquer la damnation éternelle, crainte largement partagée en ce temps d’intense religiosité ?
Pour répondre à ces questions, plusieurs cantons suisses ont recours à la dispute, combinaison inédite entre discussion savante et procès public. Pensé par Ulrich Zwingli, ce type de conférence apparaît aux gouvernements favorables à la Réforme comme le moyen adéquat pour trancher la question religieuse. Zurich et Berne, mais aussi Genève ou les Grisons, convoquent ainsi le clergé à des assemblées au sein desquelles les propositions réformées sont confrontées aux Saintes Écritures. Mais plus que des lieux de débats, les disputes se présentent comme le dernier endroit où, grâce à la réunion des hommes de bonne volonté prêts à se laisser guider par la Parole divine, la Vérité triomphera, permettant à la communauté de retrouver la paix et l’unité. Débat savant, acte politique, assemblée chrétienne, la dispute religieuse s’avère un observatoire unique pour comprendre comment les idées réformées ont pu s’imposer et ce que la Réforme a changé dans le gouvernement des cités, la production du savoir et la définition de la vérité religieuse.

«Que dorénavant chacun fuie paillardise, oisiveté, gourmandise…»

Michèle Robert

Réforme et contrôle des moeurs : la justice consistoriale dans le Pays de Neuchâtel (1547-1848)

En 1568, Pierre Racine de La Chaux-de-Fonds est condamné à la prison par le consistoire pour avoir affirmé que tout ce que disaient les pasteurs n’était pas vrai et qu’on était bien fou de les croire. Cette déclaration témoigne de la difficulté d’imposer dans les Montagnes la Réformation votée en 1530 par les bourgeois de la ville de Neuchâtel. Cet ouvrage décrit la discipline qui encadre dès lors les paroissiens, comme dans tous les pays protestants, mais plus longtemps qu’ailleurs, jusqu’en 1848. Il étudie la mise en place progressive entre 1530 et 1560 de ce carcan disciplinaire dans le comté de Neuchâtel et la seigneurie de Valangin, cadre principal
de cette étude, non sans tensions entre l’Église et le gouvernement.
On voit naître une situation particulière dans le concert des pays réformés : ni Berne la zwinglienne, ni Genève la calviniste, Neuchâtel a inventé son propre modèle. Cette étude passe en revue les trois siècles d’existence des consistoires neuchâtelois, confrontant l’immobilisme des institutions à l’évolution inévitable de la société sous l’influence des Lumières, de la laïcisation, de courants dissidents au sein même de l’Église, de la situation politique des pays voisins.
Fondée sur l’analyse de milliers d’affaires, cette enquête lève le voile sur la vie quotidienne, les travaux, les amours, les révoltes d’une population modeste, essentiellement rurale, dont la voix avait peu de chances d’être entendue par le biais d’autres sources.

Les Sarrasins du Nord

Loïc Chollet

Une histoire de la croisade balte par la littérature (XIIe – XVe siècles)

À l’instar du roi Jean l’Aveugle et du poète Guillaume de Machaut en 1329, des chevaliers de toute l’Europe traversent chaque hiver les forêts glacées de Prusse pour mettre à feu et à sang la Lituanie, où vivent les derniers païens d’Europe. Dans la foulée des croisades en Terre sainte, des seigneurs de France et d’Angleterre prennent les armes pour affronter les « Sarrasins » de la Baltique. La plupart y vont pour l’honneur ; certains rapportent des impressions personnelles sur ces pays lointains et leurs habitants.
Tout au long du Moyen Âge, de nombreux auteurs suivent la progression de la foi dans les provinces baltes et commentent le rôle de l’Ordre teutonique, fer de lance de la lutte contre les païens d’Europe du Nord. Les Baltes sont considérés comme des adversaires nobles, et pas uniquement comme des ennemis à convertir ou à tuer. L’on s’intéresse à leurs moeurs et l’on tente de comprendre leur spiritualité. Plus qu’un combat à mort entre christianisme et paganisme, la croisade balte est une étape clef dans la formation d’une culture européenne du rapport à l’Autre, faite à la fois de volonté d’assimilation, de respect et de curiosité. À partir des sources narratives produites en France et en Angleterre entre le XIIe et le XVe siècle, cet ouvrage explore la représentation de cette épopée nordique en Europe occidentale.

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